Blog

Booster sa marge restauration facilement
restaurant management

Booster sa marge restauration facilement

Aujourd’hui, la marge restauration est devenue un vrai sujet de survie pour de nombreux établissements. Entre la hausse des prix matières premières, la pression sur les salaires et l’instabilité des volumes, il ne suffit plus de “faire du chiffre”. Il faut surtout protéger sa rentabilité au quotidien. Et pourtant, beaucoup de restaurants continuent de piloter leur activité avec des indicateurs trop vagues. Résultat : on pense que tout va bien, jusqu’au moment où la trésorerie se tend.

Dans cet article, nous allons voir comment améliorer sa marge restauration avec une approche concrète. Nous parlerons de la marge brute, mais aussi d’indicateurs plus utiles comme la marge réelle, le mix produit ou encore la logique de contribution. L’objectif est simple : vous aider à prendre les bonnes décisions, sans complexifier votre gestion.

Sommaire

  1. Marge restauration : comprendre ce que vous mesurez vraiment
  2. Marge restauration et marge réelle : pourquoi l’écart coûte très cher
  3. Marge de contribution : le bon indicateur pour décider
  4. Menu engineering : augmenter la marge restauration sans augmenter les prix
  5. Les leviers les plus efficaces pour améliorer la marge restauration
  6. Suivre sa marge restauration chaque semaine (sans s’épuiser)
  7. Koust : piloter la marge restauration plus facilement
  8. Conclusion

Marge restauration : comprendre ce que vous mesurez vraiment

La marge restauration est souvent résumée au “food cost”. C’est une erreur fréquente. Le coût matière est évidemment central. Mais il ne raconte pas toute l’histoire. En réalité, un restaurant peut afficher une marge théorique correcte et pourtant perdre de l’argent. Cela arrive plus souvent qu’on ne le pense.

Pourquoi ? Parce que la marge ne dépend pas uniquement des achats. Elle dépend aussi de la façon dont les produits sont utilisés, transformés, servis et vendus. Autrement dit, votre marge est impactée par la production, les pertes et les habitudes de l’équipe.

Il faut donc distinguer plusieurs niveaux de lecture. D’abord, on a la marge brute, celle qui compare le prix de vente et le coût matière d’un plat. Ensuite, on a la marge réelle, qui tient compte des écarts entre ce qui “devrait être consommé” et ce qui est réellement consommé. Enfin, on a la marge nette, qui inclut toutes les charges comme les salaires, l’énergie ou le loyer.

Ce qui complique les choses, c’est que la marge brute est simple à calculer, alors que la marge réelle demande un suivi plus rigoureux. Pourtant, c’est elle qui détermine si votre modèle tient vraiment.

Marge restauration et marge réelle : pourquoi l’écart coûte très cher

Marge restauration : quand la théorie ne reflète pas la réalité

En restauration, la marge “sur le papier” est souvent meilleure que la marge “dans la vraie vie”. Et cet écart peut être énorme. Cela vient d’un phénomène simple : la recette n’est pas toujours respectée à la lettre. Les portions varient. Les erreurs s’accumulent. Les pertes s’installent. Puis, au bout du mois, on se retrouve avec un résultat inférieur aux prévisions.

Par exemple, un cuisinier peut ajouter “un peu plus” de fromage, sans s’en rendre compte. Ce geste paraît insignifiant. Pourtant, répété 200 fois dans le mois, il devient coûteux. De la même manière, un produit qui tourne mal faute de rotation devient une perte directe. Et comme il a déjà été payé, il vient réduire la marge.

Ce qui est frustrant, c’est que ces pertes ne font pas toujours de bruit. Elles n’apparaissent pas clairement dans le service. Mais elles existent bel et bien.

Les causes les plus fréquentes des écarts

En général, les écarts de marge viennent de quelques causes récurrentes. On retrouve souvent des portions instables, un manque de pesée, des DLC mal suivies, une surproduction en mise en place, ou encore un manque de coordination entre la cuisine et les commandes. Il arrive aussi qu’une hausse de prix fournisseur ne soit pas répercutée dans les fiches recettes. Et dans ce cas, on continue à vendre au même prix… alors que le plat est devenu moins rentable.

Ce type de dérive est très courant. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il existe des méthodes simples pour reprendre le contrôle.

Marge de contribution : le bon indicateur pour décider

Pourquoi la marge restauration ne suffit pas toujours à piloter un menu

Un plat peut avoir une bonne marge brute. Pourtant, il peut être mauvais pour l’entreprise. C’est contre-intuitif, mais réel. Le problème vient du fait que certains plats consomment beaucoup de temps, demandent trop de préparation, ou génèrent trop de pertes. Ils sont rentables en ingrédients, mais pas forcément rentables pour l’organisation.

C’est là qu’intervient la marge de contribution. Elle permet de voir combien un plat “apporte réellement” au restaurant pour couvrir les charges fixes. En clair, elle vous aide à repérer les produits qui financent votre structure.

Cette vision change votre façon de construire la carte. Car au lieu de vous demander “quel plat a le meilleur food cost”, vous vous demandez plutôt “quel plat est rentable et efficace à produire”. Cette nuance est essentielle.

Des décisions plus rationnelles et moins émotionnelles

Beaucoup de restaurateurs gardent des plats parce qu’ils les aiment. Ou parce qu’ils ont une valeur symbolique. C’est normal. Mais parfois, ce sont des plats qui créent de la complexité, du stock et des pertes, sans vraiment rapporter.

En analysant la contribution, vous pouvez garder l’identité de votre cuisine tout en améliorant la rentabilité. Ce n’est pas une logique de “cuisine industrielle”. C’est une logique de gestion saine.

Menu engineering : augmenter la marge restauration sans augmenter les prix

Le menu engineering est une méthode très efficace pour améliorer la marge restauration. Et surtout, elle est souvent plus rentable que d’augmenter les tarifs. Car augmenter les prix peut faire baisser la demande. Alors que travailler le mix produit vous permet de gagner plus, avec les mêmes clients.

L’idée est simple : tous les plats ne se valent pas. Certains se vendent beaucoup mais rapportent peu. D’autres se vendent peu mais rapportent bien. Et certains cumulent les deux avantages : ils se vendent bien et ils sont rentables. Ceux-là doivent être mis en avant.

Pour cela, il faut réfléchir à la manière dont la carte influence les choix. Un plat placé au bon endroit, avec un bon nom, et recommandé par l’équipe, peut changer totalement de performance. Parfois, ce n’est pas la recette qui est mauvaise, mais sa présentation. Ou sa position sur la carte. Ou encore son manque de visibilité en livraison.

Ainsi, avant de retirer un plat, il vaut souvent mieux tester une mise en avant. Et mesurer.

Les leviers les plus efficaces pour améliorer la marge restauration

Marge restauration : l’impact caché de la portion

La portion est un levier énorme. Et pourtant, c’est un sujet sensible. Car on a peur de frustrer le client. Mais optimiser une portion ne veut pas dire “mettre moins”. Cela veut dire “mettre juste”.

Dans beaucoup de restaurants, deux assiettes du même plat peuvent varier de manière significative. Et cette variation est rarement volontaire. Elle vient des habitudes. Elle vient du stress du service. Elle vient du manque de repères. Mais elle coûte cher.

Ensuite, il y a les pertes. Ce sont les produits abîmés, mal stockés, mal consommés, ou non utilisés. Ces pertes sont souvent invisibles au quotidien. Mais elles grignotent la marge en silence.

Enfin, il y a le choix des recettes. Certaines recettes sont trop sensibles aux variations de prix. D’autres exigent trop de références. Cela complique les commandes. Cela augmente le stock. Et plus vous avez de références, plus la perte devient probable.

Pour améliorer votre marge, vous devez donc chercher la simplicité. Une carte plus courte, mieux maîtrisée, avec des ingrédients mutualisés, est souvent une excellente stratégie.

Suivre sa marge restauration chaque semaine (sans s’épuiser)

Le vrai risque, ce n’est pas de ne pas avoir de données. C’est d’avoir trop de données et de ne rien faire avec.

Pour suivre la marge restauration, un rythme hebdomadaire suffit souvent. Il permet de corriger rapidement les dérives. Et surtout, d’éviter d’attendre la fin du mois.

Chaque semaine, l’objectif est de vérifier si le coût matière reste cohérent. Si un produit augmente, il faut le savoir vite. Si un plat dérive, il faut le voir vite. Ce pilotage court évite les mauvaises surprises.

En pratique, il ne s’agit pas de faire des tableaux complexes. Il s’agit surtout d’identifier les variations anormales. Et de poser les bonnes questions à l’équipe : est-ce une erreur de portion ? Une erreur de commande ? Une perte ? Un changement de fournisseur ? Une hausse non intégrée ?

Avec ce simple rituel, vous gagnez en contrôle. Et la marge devient un sujet géré, pas subi.

Koust : piloter la marge restauration plus facilement

Améliorer la marge restauration demande de relier le terrain et les chiffres. C’est exactement là que beaucoup d’établissements se retrouvent bloqués. Ils ont des factures, des recettes, des stocks… mais pas une vision claire de l’écart entre la théorie et la réalité.

Koust aide à structurer ce pilotage en permettant de mieux suivre les consommations, d’identifier les écarts, et de sécuriser les recettes. Le but n’est pas de compliquer votre organisation. Au contraire. L’objectif est de vous donner une lecture plus simple et plus fiable pour agir vite.

Conclusion

La marge restauration n’est pas un chiffre isolé. C’est un résultat construit, jour après jour, par des décisions concrètes. Elle dépend autant de votre carte que de vos portions, autant de vos achats que de vos pertes, autant de la théorie que de l’exécution.

Si vous voulez gagner en rentabilité sans dégrader la qualité, la meilleure approche est souvent la même : simplifier, standardiser, mesurer, ajuster. Ensuite, vous pouvez optimiser votre menu, améliorer vos recettes, et sécuriser vos coûts.

Et surtout, vous reprenez le contrôle.

Koust

Koust est un logiciel de gestion dédié aux métiers CHR.
Koust permet d’optimiser la rentabilité de votre établissement.
L’idée est simple : mieux contrôler les quantités et les coûts en ayant plus de contrôle sur l’approvisionnement et la production.


Free Trial

Request a demo